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Quels sont les bienfaits de l’allaitement ?

Quels sont les bienfaits de l’allaitement ?

Complet et digeste, le lait maternel couvre les besoins nutritionnels du nourrisson et soutient sa croissance. La multitude de composés bioactifs qu’il délivre protège en outre sa santé, bien au-delà de ses premiers mois de vie. Côté maternel, l’allaitement est également le garant d’un bien-être durable.

Le lait maternel, le protecteur du début de vie du bébé

Le lait maternel est l’unique aliment dont un nourrisson a besoin jusqu’à l’âge de six mois. Sa composition, spécifique à l’espèce humaine, est parfaitement adaptée pour accompagner son développement. Riche en nutriments, il permet à l’enfant de doubler son poids de naissance en l’espace de 4 à 5 mois. Il le protège également contre une multitude de menaces de diverses natures. 

Un cocktail de molécules protectrices contre les infections

À sa naissance, le bébé est particulièrement vulnérable face aux microbes pathogènes en raison de l’immaturité de son système immunitaire. Le lait maternel contient un large panel de substances au rôle anti-infectieux pour l’en prémunir.

> Des anticorps protecteurs fortement concentrés dans le colostrum

Le lait maternel est riche en immunoglobulines, des anticorps produits par certaines cellules immunitaires. Les immunoglobulines A (IgA) sont largement majoritaires, représentant 90% du total des anticorps présents dans le liquide nourricier. Elles empêchent les microbes pathogènes d’adhérer à la paroi du tube digestif de l’enfant et de pénétrer dans son organisme(1). Sa concentration est particulièrement élevée dans le colostrum, le premier lait produit pendant quelques jours après la naissance du bébé. Cet apport est précieux, car l’enfant n’est pas en mesure de produire ses propres immunoglobulines au début de sa vie. La concentration en IgA baisse ensuite, avant d’augmenter de nouveau au cours de la deuxième année de lactation(2).

> Des sucres et de la lactoferrine au pouvoir antimicrobien

D’autres composés viennent compléter l’arsenal protecteur du lait maternel(3) contre les microbes. Une protéine, la lactoferrine, est en mesure de capter les atomes de fer indispensables au développement de certaines bactéries pathogènes. Elle exerce également une action antivirale et anti-parasitique, tout en soutenant la maturation du système immunitaire(4) du bébé. Les oligosaccharides du lait maternel (HMO), des sucres non assimilables par le système digestif de l’enfant, permettent de nourrir les bactéries bénéfiques qui se développent dans le côlon. Ces bifidobactéries et lactobacilles, base d’un microbiote sain, occupent ainsi les lieux, prévenant l’installation des microbes pathogènes. Les HMO sont de plus dotés d’une action plus directe, qui conduit à la neutralisation des intrus.

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Les oligosaccharides présents dans le lait maternel se fixent au virus, les empêchant d’adhérer aux cellules qui tapissent l’intestin.

Les bébés allaités au sein sont moins sujets aux maladies infectieuses

L’allaitement maternel est ainsi associé à une baisse du risque de développer des maladies infectieuses chez le jeune enfant. À la condition d’être mené de façon exclusive au moins 4 mois, il protège les bébés des infections digestives(5) et respiratoires, que ce soit hautes comme le rhume ou basses comme la bronchite. Une moindre fréquence des épisodes d’otite moyenne(6) et des infections urinaires(7) a également été mise en évidence. Les bébés allaités sont par ailleurs moins fréquemment hospitalisés pour une cause infectieuse(8) .

Un risque réduit de mort subite du nourrisson

L’allaitement maternel confère une protection contre le risque de mort inattendue du nourrisson, qui représente la première cause de décès des enfants de moins d’un an. L’analyse de 8 études, ayant porté sur plus de 9000 bébés, a révélé une baisse du risque de 40% chez les enfants allaités au sein pendant au moins deux mois(9). Dans ce contexte, l’allaitement partiel s’est révélé aussi protecteur que l’allaitement exclusif. La protection conférée augmente avec la durée de l’allaitement, atteignant 64% pour une durée supérieure à 6 mois. Cet effet bénéfique pourrait s’expliquer par le fait que les bébés allaités se réveillent plus facilement(10) au cours de la nuit et par l’amélioration de leur immunité. Les infections virales sont en effet associées à un risque accru de mort subite du nourrisson.

Des bénéfices durables pour la santé de l’enfant

Les bébés allaités au sein retirent des bénéfices pour leur santé qui persistent à l’arrêt de l’allaitement et les accompagnent de nombreuses années.

Prévenir le surpoids et l’obésité

L’Europe n’est pas épargnée par le fléau de l’obésité infantile, qui met en danger la santé des enfants de façon durable. La plus forte prévalence est observée en Italie, où elle concerne près de 18% des 6-9 ans. Si la sédentarité et les déséquilibres alimentaires en sont les principales causes, l’absence d’allaitement maternel apparaît également être un des facteurs contribuant à sa survenue. L’analyse de données recueillies auprès d’environ 30 000 enfants vivant dans 16 pays d’Europe a mis en évidence un risque d’obésité accru de 22% chez les enfants non allaités(11), par rapport à ceux allaités plus de 6 mois . Un allaitement maternel plus court était associé à une élévation de 12% de ce risque.

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Une teneur modeste en protéines protectrices contre le surpoids

En comparaison avec les autres espèces de mammifères, le lait maternel est relativement pauvre en protéines. Il en contient de l’ordre de 0,9 à 1,2g/dL, là où le lait de vache en comporte environ 3,2g/dL(12). Cette teneur modeste est associée à une croissance plus lente des enfants(13), mais à une longévité prolongée. Elle confère également un avantage pour la santé métabolique. Un apport élevé en protéines durant les premiers mois de vie favorise en effet l’installation d’une surcharge pondérale plus tard dans l’enfance(14).

> Un microbiote sain garant d’un poids de forme

L’effet protecteur de l’allaitement maternel contre l’obésité pourrait également s’expliquer par son action bénéfique sur la mise en place du microbiote intestinal. Les microbes alliés qui le composent participent à la régulation des gènes impliqués dans le métabolisme et le stockage des graisses(15). L’allaitement maternel stimule le développement des bifidobactéries(16), qui sont présentes en plus grand nombre dans l’intestin des enfants de poids normal qu’en surpoids. La prise d’antibiotiques – des médicaments qui perturbent l’équilibre du microbiote – avant l’âge de deux ans favorise au contraire le développement de l’obésité dans la petite enfance(17).

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> Une meilleure autorégulation alimentaire en cas d’allaitement maternel

Le lait maternel contient des hormones qui régulent les comportements alimentaires et le métabolisme énergétique. Les enfants allaités au sein présentent des niveaux de leptine, l’hormone de la satiété, plus élevés dans leur organisme, et des niveaux de ghréline, l’hormone de la faim, plus faibles que les bébés nourris avec des préparations infantiles. Les signaux émis par leur organisme tendent donc à limiter la prise alimentaire(18). Ils peuvent être perturbés chez les bébés nourris au biberon, car ils ont tendance à finir le contenant(19) qui leur est proposé. L’autorégulation est plus difficile que pour un bébé allaité au sein, qui arrête spontanément de téter quand il est rassasié.

> Un risque de diabète diminué

En préservant du surpoids, l’allaitement maternel confère une protection contre l’une de ses complications, le diabète(20). Une étude menée auprès de 3595 Australiens a par exemple mis en évidence une réduction globale du risque de développer cette maladie(21) de 55% chez les jeunes gens de 21 ans qui ont été allaités. L’intensité de la protection est modulée par la durée d’allaitement. Un allaitement de moins de 4 mois a réduit ce risque de 42%, un chiffre qui grimpe à 71% au-delà de cette période . Le diabète de type 2 survient lorsque l’organisme perd sa sensibilité à l’insuline, l’hormone chargée de la régulation du taux de sucre sanguin. Des chercheurs ont observé que les bébés nourris au biberon ont tendance à avoir un pic de sécrétion d’insuline après leur repas plus important que les bébés allaités au sein. Cette situation favorise l’accumulation des graisses dans l’organisme et contribue à l’installation progressive d’une résistance des cellules à l’hormone(22).

La tétée, clef d’un esprit plus affûté

Si le lien peut sembler peu évident, l’allaitement maternel est essentiel pour le développement optimal des capacités mentales des enfants. Ce bénéfice s’explique notamment par la richesse du lait maternel en acide gras polyinsaturés, notamment en acide docosahexaénoïque (DHA). Ces composés sont impliqués dans le développement du cerveau et de la rétine du bébé. Ils s’y accumulent au cours du dernier trimestre de grossesse et dans les deux premières années de vie. Les enfants nourris au sein présentent un taux de DHA au niveau cérébral plus important(23) que les enfants recevant des préparations pour nourrissons. Ce facteur pourrait être crucial pour les apprentissages. Un faible niveau de DHA dans l’organisme est en effet associé à de moins bonnes aptitudes à la lecture(24) et une mémoire de travail moins performante chez les enfants.

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> L’allaitement maternel est associé à un quotient intellectuel plus élevé

De nombreux travaux se sont intéressés au lien entre l’allaitement maternel et le quotient intellectuel des enfants. Une étude de grande ampleur a été conduite au Brésil sur trois décennies. Elle a montré que les personnes allaitées plus de 12 mois ont un QI supérieur(25) de 3,76 points en moyenne, par rapport aux participants n’ayant pas bénéficié de l’allaitement maternel. Elles ont par ailleurs suivi des études plus longues de 4 ans et présentent un niveau de revenus plus élevé. Ces bénéfices sur le développement cérébral sont tout particulièrement précieux pour les enfants nés prématurément : une méta-analyse a mis en évidence une élévation de 5 points du QI(26) chez ces enfants en cas d’allaitement maternel.

Un potentiel effet protecteur contre les allergies

Certaines études suggèrent un effet protecteur de l’allaitement maternel contre la survenue des allergies. Un allaitement maternel exclusif pendant les trois premiers mois de vie de l’enfant apparaît protecteur contre la rhinite allergique(27) et la dermatite atopique(28) lorsqu’elle a une composante familiale. Le lait maternel est impliqué dans la maturation du système immunitaire(29) et pourrait contribuer à éviter que celui-ci ne soit trop réactif.

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Allaitement : des bienfaits aussi pour la mère !

L’allaitement maternel facilite la création d’un lien fort entre la maman et son enfant, un aspect qui figure en bonne place dans les motivations des femmes à choisir cette option(30). Les bénéfices qu’elles peuvent en retirer à titre personnel ne sont en général pas mis en avant. Ils sont néanmoins précieux, non seulement à court terme, mais également pour la santé future de ces mères allaitantes.

Une aide pour mieux récupérer après la naissance

Côté maternel, les bienfaits de l’allaitement se font ressentir dès les premiers jours qui suivent la naissance. Il conduit en effet à une élévation du taux d’ocytocine, une hormone sécrétée par l’hypothalamus qui favorise l’éjection du lait. Elle permet de réduire l’intensité des saignements(31) consécutifs à l’accouchement, en stimulant les contractions de l’utérus. Elle possède également une action apaisante, diminuant la pression sanguine et le niveau d’hormones du stress. La lactation supprime par ailleurs l’ovulation, et permet donc d’espacer les naissances naturellement(32). En cas d’allaitement exclusif, cet effet peut durer 6 mois voire plus.

> Retrouver rapidement son poids d’avant grossesse

La production de lait est gourmande en énergie pour l’organisme maternel, qui augmente ses dépenses d’environ 480 kcal(33) par jour. Elle facilite ainsi l’amincissement dans la phase du postpartum. Il faut environ 6 mois d’allaitement exclusif pour éliminer l’excès de poids résiduel(34) lorsqu’une douzaine de kilos a été prise pendant la grossesse. L’allaitement maternel a un effet positif sur la perte de poids après la naissance pour toutes les femmes, quel que soit leur IMC d’avant grossesse.

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Allaiter améliore la santé des femmes à long terme

Au cours de la grossesse, l’organisme maternel devient plus résistant à l’insuline, ce qui favorise l’apparition de diabète gestationnel. La phase de lactation facilite le retour de la sensibilité à cette hormone(35), qui éloigne le risque de diabète de type 2. Pour une femme qui a donné naissance dans les 15 ans précédents, il est réduit de 15% par année d’allaitement(36). L’allaitement exclusif, même de courte durée, confère un avantage. Les femmes n’ayant jamais allaité de cette façon ont un risque accru de diabète de type 2(37) de 50% par rapport à celles y ayant eu recours pendant 1 à 3 mois.

> Des maladies chroniques moins fréquentes en cas d’allaitement

Les femmes allaitantes apparaissent mieux préservées contre l’installation de certaines pathologies chroniques. Une durée d’allaitement de plus de 12 mois au cours de la vie est associée à une réduction du risque d’hypertension de 12 % et de maladie cardiovasculaire(38) de 9%. Cette même durée d’allaitement est associée à une diminution du risque de développer un cancer de l’ovaire(39) de 28%. Toute année d’allaitement abaisse le risque de cancer du sein(40) de 4,3%. Les femmes qui ont allaité ont par ailleurs de meilleures capacités cognitives après 50 ans, ce qui suggère un effet neuroprotecteur de l’allaitement(41).

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Clémence

Journaliste spécialisée en pédiatrie.

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Références

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